Une allégorie qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes découvrent leur autisme tard.
Imaginez l’esprit comme un jardin. Dans ce jardin, il y a toutes sortes de plantes. Dans ce jardin, certains jardiniers ouvrent les sentiers. Ils taillent cet arbre, et ce buisson, afin de s’assurer que rien ne puisse causer de problème. Dans ce jardin, certaines plantes sont complètement éliminées quand elles apparaissent. Ceci est bien. Ce jardin a aussi des animaux, mais ils sont gardés dans des zones spécifiques, avec une clôture. Ceci est aussi bien. Ceci est la gloire de l’esprit alliste.
Pour ceux qui ne le savent pas, une personne alliste est une personne qui n’est pas autiste. Notez que je suis en train d’établir une allégorie. Je ne suis pas en train de décrire ce qui se passe vraiment dans l’esprit avec cette allégorie.
Imaginez maintenant un autre type d’esprit, mais lui aussi comme un jardin. Dans ce jardin, il y a toutes sortes de plantes. Dans ce jardin, certains jardiniers ouvrent les sentiers. Ils taillent cet arbre, et ce buisson, afin de s’assurer que rien ne puisse causer de problème. Dans ce jardin, certaines plantes sont complètement éliminées quand elles apparaissent. Ceci est bien. Ce jardin a aussi des animaux, mais ils sont gardés dans des zones spécifiques, avec une clôture. Ceci est aussi bien. Ceci est la gloire de l’esprit autiste.
Votre vie d’autiste existe grâce à votre support. Utilisez l’un des liens ci-bas pour me supporter. Merci!
Quelle est la différence entre ces deux esprits? L’esprit autiste n’a pas autant de jardiniers que l’esprit alliste. Ceci n’est ni bon, ni mauvais. Ceci seulement est. Donc, l’esprit autiste de quelqu’un qui est capable de très bien se masquer devra donner beaucoup plus de travail aux jardiniers que l’esprit d’un alliste. Nous, qui avons l’habileté de nous masquer, faisons ceci merveilleusement bien. De temps en temps, un animal s’échappera de son enclos, et notre autisme se manifestera. Ou une plante qui devrait avoir été éliminée restera, et encore une fois, notre autisme se manifestera. Ceci n’est ni bon, ni mauvais.
Nous, qui avons l’habileté de nous masquer, sommes capable d’imposer à nos jardiniers cette charge additionnelle. Par contre, avec le temps, cette charge additionnelle commence à affaiblir nos jardiniers. Il y a plus d’animaux qui réussissent à s’échapper de leur enclos. Les plantes qui doivent être éliminées restent dans le jardin pendant plus de temps. Nous commençons à perdre notre habileté à nous masquer.
Finalement, certains jardiniers meurent d’épuisement, ou bien, ils font la grève. Le reste des jardiniers doit redoubler le travail pour ouvrir les sentiers, mais bientôt, les animaux courent librement dans le jardin, et les plantes qui devraient être éliminées croissent à côté des plantes désirables.
Au bout du compte, le masque tombe, et nous nous rendons compte que nous sommes autistes. Des fois, c’est une réalisation que nous partageons avec le reste du monde.
Les allistes parfois vont interpréter la suite des événements comme une indication que vous étiez, vous aussi, alliste, mais que vous êtes devenus autiste. Ceci n’est pas du tout le cas. Nous naissons autiste, mais certains d’entre nous ont l’habilité de se masquer. Néanmoins, avec l’âge, nous perdons cette habileté. Souvent, nous perdons cette habileté graduellement, mais des fois, des forces externes causeront une secousse telle à notre système que ça cause une perte accélérée de cette habileté. Mon cancer a été une telle secousse.
Continuant avec cette analogie, certaines personnes qui ne peuvent se masquer peuvent avoir encore moins de jardiniers que ceux qui peuvent se masquer. Ou bien, ils ont des jardiniers qui se fatiguent plus facilement. Peu importe la raison, ces gens commencent leur vie avec des animaux qui courent librement dans le jardin, et des plantes qui devraient être éliminées qui croisent librement aussi. Ils ont, néanmoins, assez de jardiniers pour ouvrir les sentiers. Ceci n’est ni bon, ni mauvais. Ceci seulement est.
Le fait, ici, est que le nombre, la force, et le caractère de ces jardiniers est déterminé dès la naissance. Un alliste ne devient pas autiste. Si l’alliste découvre plus tard dans sa vie qu’il était en fait autiste, c’est parce qu’il était autiste tout au cours de sa vie, mais qu’il ne le savait pas, dû à son habileté à se masquer.
Le fait que dans les images que j’ai utilisées pour illustrer l’esprit autiste, les animaux peuvent se déplacer librement et que les plantes qui devraient être éliminées peuvent croitre juste à côté des plantes désirables est intrinsèquement ni bon, ni mauvais. Ceci seulement est. Bien entendu que la manière dont ces faits se manifestent dans le monde peut être déclaré bon ou mauvais. Ils seront déclarés bons, si, par exemple, vous avez une mémoire musicale excellente. Ils seront déclarés mauvais, si, par exemple, vous avez de la difficulté à vous faire des amis, ou bien, si, comme moi-même, vous souffrez d’insomnie. Néanmoins, il est possible qu’une caractéristique, bonne ou mauvaise, soit issue d’une plante qui aurait dû être éliminée, mais qu’elle ne l’a pas été, un d’un animal qui aurait dû être mis à l’enclos, mais qui ne l’a pas été.
Il n’y a rien ici qui soit intrinsèquement bon ou mauvais. C’est notre réaction à ces caractéristiques qui les rend bonnes ou mauvaises. Encore une fois, ce dont je parle ici n’est pas un modèle médical. C’est seulement une allégorie.

Laisser un commentaire